A l’occasion des Trophées nationaux de l’Hospitalisation Privée qui se sont déroulés au ministère de la santé (Paris) en Juin 2013, la Clinique et ses équipes ont reçu le Prix Qualité 2013 remis par le Professeur Jean-Luc HAROUSSEAU, Président du Collège de la Haute Autorité de Santé

La Clinique primée au niveau national pour son initiative qualité

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Photo : Thomas GOGNY

Cette récompense est le résultat des efforts collectifs de toutes les équipes autour des projets de la Clinique.

Chacun des professionnels  de la Clinique s’implique au quotidien pour la qualité de la prise en charge des patients et ce Trophée vient reconnaître leur engagement.

Intitulé de l’initiative qualité 

Mise en place d’une stratégie efficace pour améliorer l’observance des patients aux bonnes habitudes de vie après un séjour complet de rééducation cardiovasculaire.

  • A l’aide d’accéléromètres, les équipes de la Clinique Saint-Orens, située près de Toulouse, ont mesuré, après leur sortie, l’activité physique des patients, essentielle pour réduire les facteurs de risques cardiovasculaires. Accompagné d’un programme de « coaching téléphonique », ce suivi a permis de renforcer la pratique d’activité physique des patients évaluée jusqu’à 1 an après leur sortie d’établissement.

Objectifs

  • Construire une évaluation des pratiques professionnelles (EPP) basée sur des mesures objectives, permettant d’avoir un retour sur le niveau d’impact du programme de rééducation et faire des mesures correctives
  • Évaluer par l’indicateur « activité physique » le programme d’éducation thérapeutique autorisé par l’Agence Régionale de Santé Midi Pyrénées chez les patients cardiovasculaires qui en ont bénéficié
  • Faire une photographie du devenir des patients à deux mois et à un an après la sortie d’hospitalisation
  • Mettre en place d’une stratégie efficace pour renverser l’inobservance des patients qui ont pourtant bénéficié d’un programme global et complet de rééducation cardiovasculaire

Description

Suite à un événement aigu, les patients qui sont référés en SSR cardiovasculaire bénéficient d’un programme global de réadaptation. Ce programme fait intervenir une équipe pluridisciplinaire qui optimise le traitement médicamenteux, met en place un plan d’activité physique adapté, offre une prise en charge éducative, et favorise une réinsertion socio-professionnelle et l’autonomie dans le lieu de vie.

Si les moyens mis en œuvre dans les SSR sont conséquents pour prendre en charge les patients et répondre aux contraintes (décrets, lignes directrices sociétés savantes), nous avons peu de vision sur le devenir des patients à la sortie d’hospitalisation, en terme de maintien des acquis au cours du séjour, notamment sur l’activité physique.

Les équipes médicales encouragent les patients cardiaques à pratiquer une activité physique (AP) régulière sur le long terme, afin de limiter au maximum les facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV), améliorer leur aptitude physique, leur intégration sociale et leur qualité de vie. L’enjeu le plus important du programme en SSR est d’obtenir un changement durable des habitudes de vie. Ainsi, l’un des principaux objectifs d’un programme de réadaptation est de rendre le patient autonome dans sa pratique d’activité physique avec pour but d’atteindre le volume recommandé équivalent à au moins 150 minutes par semaine d’exercice d’intensité modérée. Malheureusement, plusieurs freins à l’activité physique coexistent fréquemment chez ces patients : comorbidités, âge, tolérance à l’exercice, anxiété, dépression, origine sociale ou ethnique.

L’Equipe à l’origine de l’initiative qualité

Le Dr. Thibaut GUIRAUD (Docteur en Physiologie de l’exercice) est à l’initiative de cette démarche. Il a supervisé et mené à terme ce projet, de la conception à la publication – communication.
Il s’est entouré de l’équipe médicale de la clinique de Saint Orens (31) les Dr. Bousquet et Dr. Richard. Et des éclairages du Pr. Atul Pathak (CHU Toulouse) et du Dr. Frédéric Sanguignol (secrétaire de la société européenne d’éducation thérapeutique). Les suivis accélérométriques des patients ont été relevés par Richard Granger, Enseignant en APA.

Le Bénéfice apporté aux patients

  • Étude 1 :

Méthode: Quatre-vingts patients cardiaques ont porté pendant une semaine entière un accéléromètre à deux mois (groupe 1, observance à court terme, n = 41) ou à un an (groupe 2, observance à long terme n = 39) après le séjour. Cela permet au médecin de visualiser à distance la quantité d’AP hebdomadaire effectuée par le patient.
Conclusion: Environ la moitié des patients sont non-observants à l’AP après la Réadaptation Cardiaque (RC) et n’atteignent pas les niveaux cibles recommandés par les médecins. Les deux premiers mois suivant la sortie de la RC semble être de la plus haute importance pour le maintien des modifications des habitudes de vie

  • Étude 2 :

Méthode: Vingt-neuf patients cardiaques non-observants (temps hebdomadaire d’AP d’intensité modérée <150 min) qui ont bénéficié d’un programme de RC ont été randomisés dans le groupe intervention (GI, n = 19) ou dans le groupe contrôle (GC, n = 10). GI a porté un accéléromètre pendant 8 semaines pour évaluer la dépense d’énergie active (EE, en Kcal) et le temps passé dans les niveaux d’intensité légère, modérée ou intense (min / semaine). Tous les 15 jours, des informations rétroactives sur l’AP et un soutien ont été fournis par téléphone. Le GC portait l’accéléromètre seulement pendant la 8ème semaine de l’intervention.

Conclusion: Le coaching téléphonique à partir d’enregistrements accélérométriques semble être une stratégie efficace pour améliorer l’observance à l’AP chez les patients non observants. Cette intervention pourrait être mise en œuvre après la RC car elle représente une stratégie peu coûteuse, moderne.