Saint-Orens-de-Gameville

Infarctus : la clinique coache ses patients à distance

La clinique de Saint-Orens peut pavoiser. Elle vient d’obtenir dans la catégorie qualité le trophée de l’hospitalisation privée.

Si la ministre Marisol Touraine s’est décommandée au dernier moment, le fait de recevoir cette distinction des mains du professeur Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de Santé, à Paris, au ministère, a mis en joie les Saint-Orennais. Thibaut Guiraud, docteur en physiologie, responsable du programme de rééducation, est à l’origine de cette initiative gagnante que le jury a classé devant la clinique de l’Union et le centre d’hémodialyse des Alpes de Manosque, parmi les quinze nommés sur 2 000 cliniques françaises.

“ Notre programme concerne les victimes d’infarctus. Au cours de leur rééducation, les équipes médicales encouragent ces patients cardiaques à pratiquer une activité physique régulière afin de limiter les facteurs de risque cardiovasculaire, d’améliorer leur condition physique et leur qualité de vie”, explique le docteur.

Oui, mais voilà, après deux études d’un an sur 109 personnes,, on s’est aperçu que la moitié ne suit pas les recommandations. C’est pourquoi nous avons élaboré un programme d’observance.»

Et c’est ainsi que de retour dans leurs foyers, les patients sont restés sont surveillance à distance.

«Nous les dotons d’un accéléromètre (petit appareil que l’on porte à la ceinture) qui nous permet de connaître exactement quels sont leurs déplacements, de la clinique, sur ordinateur.»

Ces déplacements, qui sont traduits en kilocalories, donnent lieu à un coaching téléphonique.

«En les suivant ainsi, nous avons réduit l’inobservance de 50 %», note le docteur. Ce sont donc désormais trois patients sur quatre et non deux sur quatre qui se rééduquent au mieux, une fois sortis de la clinique, après 21 jours. De quoi intéresser au plus au point le ministère de la Santé et la Sécurité sociale. Car, bien sûr, cette évaluation à distance de l’efficacité de la prise en charge réduit nettement les coûts de santé.

La clinique de Saint-Orens qui reçoit 2 000 patients par an, envisage désormais d’appliquer la même formule aux patients atteints de problèmes respiratoires. Et l’an prochain, elle sera probablement à nouveau candidate mais cette fois, dans la catégorie publication médicale.

 

49 000 journées

La clinique de soins de suite et de rééducation de Saint-Orens est spécialisée en rééducation cardiovasculaire et pulmonaire. Elle fait partie du groupe Médipôle Sud Santé.

  • Elle compte 136 lits et 15 places.
  • 2 000 patients sont pris en charge chaque année pour
  • 49 000 journées d’hospitalisation. Plus de 100 salariés y travaillent dont 11 médecins.

© Jean -Paul Rouquier – 04.07.2013 – La Dépêche – www.ladepeche.fr