Projets en cours

Il est bien établi que l’entraînement de type intermittent est plus efficace que l’entraînement de type continu pour obtenir des adaptations cardio-vasculaires chez le patient cardiaque.

Afin de mieux comprendre les effets des différents paramètres (intensité, type de récupération, temps d’effort…) sur les réponses physiologiques et métaboliques, Thibaut Guiraud a participé à une étude visant à optimiser puis valider un entraînement intermittent chez le patient coronarien.

Ces deux étapes ont été initiées et développées au centre de médecine préventive de l’Institut de cardiologie de Montréal avec l’équipe du Dr. Martin Juneau et en collaboration avec Laurent Bosquet, professeur au département de kinésiologie de l’UdM.

L’optimisation est terminée et l’étape de validation avec les marqueurs biologiques, électrophysiologiques et métaboliques est en cours.

Si ces deux étapes s’intéressent aux réponses à l’exercice aigu, la 3è étape consiste à valider ce modèle d’entraînement à l’exercice chronique et sera expérimenté à la clinique Saint-Orens.

Cette étude permettra de valider un modèle d’entraînement à haute intensité chez le sujet coronarien et aura donc un intérêt pratique au quotidien pour les professionnels de la réadaptation.

 

Perspectives

Dr. Bousquet, cardiologue et médecin-coordinateur :

saint-orens-04“La recherche doit aussi avoir un intérêt pratique. En effet, l’exercice intermittent est une vraie demande, on doit mettre en place des protocoles qui évaluent les différentes modalités de réentrainement afin de viser une prescription de l’exercice adéquate (proche, individualisé) pour le patient. Le Dr. Marc Bousquet participe au groupe de travail exercice réadaptation sport (G.E.R.S) qui met en place des registres afin de mieux connaître les pratiques, valider un certain nombre d’éléments et de les faire évoluer. Beaucoup de questions restent en suspens. Les effets bénéfiques de l’exercice sur la morbi-mortalité sont évidents, mais sur des sous populations, on doit encore se demander à quel moment prendre les patients, à quel moment les ré-entraîner, et de quelle manière ?

Notamment avec l’ouverture du service en ambulatoire, l’équipe de recherche s’intéresse aux méthodes de ré-entrainement plus longues dans le temps et leur impact sur la dysfonction endothéliale et la rigidité artérielle.